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| Activité régulière | |||||
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La pensée et les textes Juifs au miroir de la pensée Européenne; Rome, Athènes et Cordoue face à Jérusalem. Le 2e jeudi du mois // 20h
Prochaines dates : 10/09, 15/10 et 12/11 Intervenant : Marc Alain Ouaknin
Docteur en philosophie, rabbin et professeur associé de l’Université de Bar-Ilan (Israël). Auteur de très nombreux ouvrages traduits dans le monde entier, il vient de publier Zeugma, mémoire biblique et déluges contemporains (Ed. du Seuil), et Mystères de la Bible ( Editions Assouline). Il travaille actuellement à une nouvelle traduction commentée de la Bible hébraïque.
Paf : 7,5 € adhérent / 12 € non adhérent
THÈME DE L'ANNÉE PASSÉE : « Les mystiques juives »
JEUDI 2 JUILLET 2009 > Le hassidisme
JEUDI 11 JUIN 2009 > La Kabbale et le soufisme La Kabbale se rapproche du Soufisme dont l'origine est islamique.
>> dans le cadre de l'opération Dialogue interculturel
JEUDI 14 MAI 2009 > La nouvelle Kabbale de Safed, Rabbi Isthaq Louria et son école
JEUDI 19 MARS 2009 > La mystique extatique de Rabbi Abraham Aboulafia
JEUDI 12 FÉVRIER 2009 > Les hassidim Allemands : Le Séfer ha-Hassidim
JEUDI 15 JANVIER 2009 ATTENTION !! REPORTÉ AU JEUDI 22 JANVIER > Séance sur Le Zohar, le livre de la Splendeur, Rabbi Shimon Bar Yochai Document sonore de 35 mn (Vous devez posséder Real player pour lire cet extrait. Téléchargez-le.)
Le Sefer Ha Zohar (Livre de la Splendeur), aussi appelé Zohar, est un des ouvrages majeurs de la Kabbale. Rédigé en araméen. La paternité de l'ouvrage est discutée. Originellement attribué à Rabbi Shimon Bar Yochaï, Tana du IIe siècle, une autre école de pensée, considère qu'il fut rédigé par Moïse de León entre 1270 et 1280. Le zohar, ou Livre de la Splendeur est un classique de la mystique juive, et le livre le plus achevé de la Kabbale. De ce commentaire de la Loi (qui suit le plan des cinq premiers livres de la Bible), notre volume présente des extraits choisis pour leur vivacité colorée dans la description de la vie spirituelle, pour leur acuité dans l'exégèse de l'Ecriture, pour le caractère multiple de la pensée sur l'âme, la vie de foi, l'amour humain et l'amour divin, la souffrance et la mort, l'exil et la rédemption... Gershom Scholem, dont la compétence en matière de mystique juive est mondialement reconnue, fait, dans l'introduction, le point de ce que l'on sait aujourd'hui de cette oeuvre majeure et de son auteur.
Le Zohar est constitué de deux grandes parties : L’une commente le Pentateuque, l’autre le Livre de Ruth, les Lamentations et le Cantique des cantiques.
Livre de Ruth
Cantique des cantiques
Lamentations
JEUDI 11 DÉCEMBRE 2008
> L’école de Provence : Rabbi Isaac l’aveugle et le livre du Bahir.
Dès le début du XIIeme en Provence siècle, des maîtres du talmud avaient abordé une connaissance ésotérique et secrète. Abraham Ben Isaac, rabbin de Narbonne mort en 1171 avait reçu un enseignement de la bouche même de Juda Ben Barzilaï de Barcelone auteur d'un commentaire du sefer yetsira. Son petit-fils Isaac l'Aveugle (1165-1235) déclara plus tard que Abraham Ben Isaac et ses proches restèrent muets sur ce type d'enseignement. Cela n'empêcha pas la constitution d'une tradition dont est issue la Kabbale provençale.Les premières expressions cabalistiques étaient la conjugaison d'impulsions mystiques et d'un savoir authentique.
A la même époque étaient parvenus en Provence les éléments d'un traité exposant les thèmes essentiels de la reflexion mystique : le Sepher Bahir ou livre de la clarté. L'importance du sepher Bahir, du sepher Yetsira, l'individualisme, l'originalité des talmudistes provençaux, l'influence sourde de certains aspects de la civilisation chrétienne (catholique et cathare) la philosophie gnostique allaient représenter le creuset d'une nouvelle pensée. Peu à peu se forme l'idée que les choses avaient un secret et que nul ne pouvait arriver à un semblant de verité sans une révélation apportant l'élément primordial, le chaînon manquant.
Le Bahir ou Livre de la clarté. Cet ouvrage dont on ne connaît ni l’auteur ni la date de parution (sans doute la première partie du XIIe siècle en France) est le tout premier écrit appartenant à la littérature de la cabale. Composé à partir de sources orientales encore peu connues, il en développe cependant la plupart des grands thèmes : mystique des lettres, migration des âmes, système des sephirot, combinaisons de Noms divins, procédure de prières, méditations sur la création du monde et sur le mystère de la Mercabah (Char céleste). Il constitue à ce titre un complément précieux pour une bonne intelligence du Zohar. Les fragments pleins de secrets du Bahir abordent également la question du mal, et ce de manière si originale qu’un savant comme Gershom Scholem a pu dire que c’était un livre gnostique. En fait, loin de croire en la réalité de deux principes souverains antagonistes, il considère que le mal autant que le bien sont l’œuvre de Dieu unique lui-même. Les pages les plus remarquables sont celles qui contiennent les énoncés sur le masculin et le féminin. Selon ce texte, le monde a été créé par leur union, et la rédemption des âges messianiques ne s’obtiendra que par elle. Le Bahir apparaît comme un recueil peu ordonné d’explications de passages de la Bible, du Talmud ou de traditions populaires. Sous la forme habituelle du Midrach, des Maîtres répondent, le plus souvent avec bonhomie, aux disciples qui les harcèlent et leur reprochent même d’accroître l’obscurité quand on leur demande la lumière (alors qu’elle ne resplendira et ne sera supportable qu’au bout de « mille générations »). Le Maître semble vouloir les orienter vers une perception polyphonique de l’ensemble des textes ou des signes qui offrent des images ternies de la structure des mondes. Elles bruissent comme des essaims d’abeilles et le sens n’est qu’une introduction à une audition contemplative et active, soutenue et canalisée par la prière, le respect littéral des rites compris dans leur signification profonde, l’observance des préceptes moraux et l’étude perpétuelle de la Loi. Le Bahir, généreux en résonances, est consacré, pour une bonne part, à la traduction symbolique des Dix Paroles de la Création qui introduisent aux mystères des middot et des séphirot. S’il a la réputation d’être mal écrit son verjus ne manque pas de saveur. C’est un des classiques de la Kabbale et cette édition destinée à un large public de langue française mérite bon accueil..
JEUDI 13 NOVEMBRE 2008
> Maïmonide et les kabbalistes. Le rabbin Moshe ben Maimon (hébreu: הרב משה בן מיימון, appelé Rambam ; en arabe, Moussa ibn Maimoun ibn Abdallah al-Kourtoubi al-Israili Moïse fils de Maïmon fils d'Abdallah (Ovadia) le cordouan juif; en grec: Moyses Maïmonides, et francisé en Moïse Maimonide), sera critiqué par les kabbalistes. Maimonide dit le RAMBAM est une des plus grandes figures du Judaïsme médiéval. Théologien, philosophe et médecin, père de la médecine moderne, est sans doute la personnalité juive la plus connue du Moyen Age. Il fut également commentateur de la Mishna, légaliste, codificateur, et chef de sa communauté.
Né le 28 mars 1138 à Cordoue en Espagne, ville alors sous domination musulmane où les communautés vivaient en paix. Il reçut une vaste éducation philosophique et théologique.
En 1148, il fuit les persécutions d’Espagne, erre encore pendant une dizaine d’années, puis décide à 30 ans de s’embarquer pour la "terre d Israël". Sa famille décida de se rendre en Egypte où Maimonide deviendra le médecin de Salah A Din (Saladin). Naggid, chef de la communauté juive d Egypte, il était un personnage respecté, on le consultait de tout le bassin méditerranéen, il était l’érudit incontournable, un véritable guide spirituel de son époque, il mourra le 13 décembre 1204 à Fostat (Egypte)
Excellant dans chacun des domaines qu'il exerça, il influença durablement le monde non-juif. Bien que ces travaux furent fortement contestés de son vivant, tant dans le domaine de la philosophie que de la loi et l'éthique juives, il fut reconnu après sa mort comme l'une des plus grandes figures de la pensée juive, de l'histoire du peuple juif et du judaïsme même.
Ses travaux sont actuellement considérés comme des classiques de la pensée et de l'étude juives. De nombreuses tendances du monde juif se sont revendiqués de son héritage, tant les pieux Juifs du Yémen, dont certains ne reconnaissent d'autre autorité que la sienne, que les partisans des Lumières juives, qui virent dans ses efforts pour concilier la foi et la raison, la tradition juive et la culture grecque. |
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