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L’offensive allemande de mai 1940 et la débâcle sont à l’origine de l’afflux massif des réfugiés en Provence où Marseille est le dernier poumon ouvert sur le monde.
Les Milles voient affluer quelque 3 000 hommes de 17 à 65 ans tandis que les annexes marseillaises, hôtel Bompard, hôtel Atlantique, et hôtel Terminus des Ports, servent aux femmes et aux enfants. D’autres lieux sont réquisitionnés dans les Bouches-Du-Rhône à Carpiagne, Fuveau, Trets, Gardanne, Valabre et Meyreuil.
La Provence est le point d’aboutissement de bien des pérégrinations à travers le territoire, de replis en désordre, individuels ou collectifs, institutionnels ou politiques.
Afin de les sortir de l’anonymat, l’exposition a privilégié l’histoire des femmes réfugiées à Marseille pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir de documents iconographiques fournis par les Archives départementales.
> Réfugiées juives à Marseille pendant la 2e Guerre Mondiale.
Exposition d’environ 200 photographies, retraçant des itinéraires de femmes juives étrangères sous surveillance à Marseille.
JEUDI 8 JANVIER // 19h // REPORTÉ AU MARDI 27 JANVIER- ANNULÉ !!!!!!
VERNISSAGE "RÉFUGIÉES JUIVES À MARSEILLE"PENDANT LA 2e GUERRE MONDIALE // 19H
CONFÉRENCES // 20H > d’Aurélie Audeval.
Le système d’internement hôtelier qui a concerné des femmes étrangères, en majorité des réfugiées juives, à Marseille entre juillet 1940 et novembre 1942 est un épisode méconnu .
Dans la droite ligne des politiques d’internement des «étrangers indésirables» de la fin des années 30 mais ouverts au début la période Vichyste, les hôtels Bompard, Levant et Terminus du Port - pendants féminins du camp des Milles - vont passer du statut officiel de centre d’émigration à celui d’antichambre de la déportation.
À travers des destins particuliers, il sera question ici de saisir les logiques qui ont conduit à un tel état de fait et de jeter un éclairage nouveau sur ce phénomène d’internement au féminin.
Qui étaient ces femmes en transit? Comment étaient elles surveillées dans ces hôtels? Qu'attendaient-elles (papiers, visas ou argent)? Voulaient-elles quitter la France? D’où venaient- elles ? Quels furent leurs parcours ? Combien eurent la vie sauve ?
Aurelie Audeval nous éclairera sur ces questions...
En partenariat avec le Cercle de Généalogie Juive de Marseille. mardi 20 janvier // 19h
TABLE RONDE "RÉFUGIÉES JUIVES À LA SAINTE BAUME"
Animée par Renée Dray-Bensousan.
Avec le frère Henri Dominique, directeur de l’hostellerie de la Sainte Baume et Didier Nebot, auteurdu livre, Et les enfants furent sauvés...
Didier Nebot. Médecin à l'OSE, Didier Nebot nous raconte comment l'OSE organisa, en France, avec l'aide de chrétiens engagés le sauvetage d'enfants juifs. L'auteur enquête et découvre qu'en 1943 l'OSE (l'OEuvre de Secours aux Enfants) confia un groupe de jeunes juives au père Piprot d'Alleaume, dominicain de la Sainte-Baume.
Celui-ci, dans le plus grand secret et au péril de sa vie, les sauva de la déportation. L'auteur recueille également les témoignages de certaines de ces " jeunes juives ", aujourd'hui âgées de plus de quatrevingt ans, qui furent hébergées et cachées à la Saint- Baume.
Le massif de la Sainte-Baume, dans le Var, est un des hauts lieux du christianisme. Selon la légende, Marie-Madeleine vécut trente ans, en ermite dans une grotte, au sommet de cette montagne.
Dans ce récit, l'auteur nous retrace également le parcours de l'OSE. Créée en Russie en 1912 par des médecins juifs pour venir en aide aux populations juives défavorisées, cette association, chassée par la Révolution russe, dut partir en 1923 à Berlin.
Avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933, elle s'installa à Paris, avec toujours les mêmes objectifs. Aujourd'hui, l'OSE vient en aide aux défavorisés de toutes cultures et de toutes origines.
Et les enfants furent sauvés |
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