Agenda culturel

Fouad DIDI et l’orchestre TARAB de
musique arabo-andalouse autour du
chanteur Alain CHEKROUN

Dimanche 24 mai // 18h

CONCERT

Pour un programme fourni puisant ses racines dans des traditions riches et profondes...

 

>> dans le cadre de l'opération Dialogue interculturel

 

 

 

Fouad DIDI est un maître incontesté de l’andalou et est reconnu comme un des meilleurs violonistes. Chanteur, violoniste, joueur de oud, de luth et de mandoline, amateur de percussions, il fouille les oeuvres classiques et traditionnelles.

 

La musique de TARAB, envoûtante et mystérieuse invite à traverser la Méditerrannée vers un autre univers. Cet orchestre excelle dans les différentes couleurs de la musique maghrébine.

 

Alain CHEKROUN, hazan, à la voix vibrante et mélodieuse, empreinte d’émotion vous envoûte d’arabesques vocales ferventes et vous entraîne au gré des chants dans la plus pure tradition séfarade, ce qu’on appelle aujourd’hui une authentique musique ethnique. Son répertoire offre une association fascinante: des mélodies du Malouf (musique classique constantinoise), des textes juifs traditionnels tirés de la Thora, des psaumes de David.

Organisé par Horizontes del Sur et Mémoire pour la Paix

FOUAD DIDI

 

Fouad Didi (né en 1964 à Tlemcen) est un musicien, chanteur et pédagogue algérien. Sa voix puissante soutenue par une rare maitrise instrumentale fait de lui l'un des meilleurs violonistes de sa génération, notamment au sein du groupe Tarab qu'il dirige. Issu d'un père membre d'une confrérie où les chants étaient exécutés en chœur, accompagnés par le bendir, le jeune Fouad baigne dès son plus jeune âge dans un milieu artistique où le chant et la musique jouent un rôle important dans la vie quotidienne.

En 1996 il émigre à Marseille, et tient aujourd'hui une place de choix dans le milieu musical. Il accompagne sur scène des chanteuses comme Françoise Atlan ou Myriam Sultan, il a participé au projet "Provence Ouverte" aux côtés de Michèle Fernandez, Bruno Allary, Manu Théron et Yarmen.

On le voit souvent accompagnant Maurice el Medioni dans des concerts de musique arabo-andalouse. Egalement pédagogue, il se consacre plus spécialement depuis quelques années à l'enseignement en diffusant le répertoire andalou, Sanâa et le Hawzi.

Il anime des cycles de formation et des ateliers sur la musique arabo-andalouse dans les associations "Cidim" de Marseille, "Maqam" de Lille et en Belgique.

Sa rigueur, son enthousiasme, son sérieux et ses aptitudes de travail lui permettent très tôt d'accéder à la scène. Après plusieurs passage auprès d'associations tlemceniènes, toutes se prévalant de l'héritage du Cheikh Larbi Bens Sari. Il étudie le répertoire et la technique des maîtres Abdelkrim Dali et Redouane Bensari. Cheikh Mustapha Bouhcina et Cheikh Redouane Bensari ainsi que les Cheikhs Mustapha Brixi et Ahmed Malti l'encouragent dans sa soif d'apprendre. Yahia El Ghoul attise sa passion pour le violon qui devient alors son instrument de prédilection, même s'il joue avec bonheur de la mandole et du oud.


Ses participations actives à de nombreux festivals à Tlemcen, Constantine ou Alger lui permettent de découvrir sa maîtrise de la scène aussi bien dans le répertoire classique que dans le Hawzi. Il adopte une  technique de l'école de Fez  qui influence et particulièrement le jeu musical du violoniste Mohamed Briouel.

 

L'orchestre TARAB a été créé à Marseille en 1996, à l'initiative de Fouad Didi qui en assume la direction. Composé de musiciens marseillais qui représentent les écoles de Tlemcen et d'Alger, il s'est spécialisé dans l'exécution du répertoire classique dans le respect de la tradition andalouse ancestrale transmise par voie orale par la « Silsilet Echouyoukh » - « Chaîne des maîtres » -, et qui a pour référence contemporaine le grand cheick El'Arbi Ben Sari. Les instruments utilisés par TARAB, Violon, Alto, Luth, Kouitra, Mandoline, Derbouka et Tar, sont de l'orchestre traditionnel Andalous tel qu'il existait dans l'Andalousie médiévale. Le violon et l'alto, très rapidement incorporés dans les orchestres andalous d'Afrique du Nord ont pris la place de Kamandje traditionnel qui a disparu.

 

La Mandoline, quant à elle, a fait son entrée dans les orchestres de musique arabo-andalouse au début du siècle et a remplacé une variété de petit luth. L'orchestre TARAB s'est engagé dans une démarche de réappropriation et de diffusion du patrimoine Andalous. Cette démarche est soulignée par sa dénomination. En effet, en langue arabe, le mot TARAB peut être traduit par : « Transe extatique causée par la musique » selon Naguib Mahfoud. - « terme complexe qui désigne une gamme étendue de réactions émotionnelles consécutives à l'audition de la musique, allant de la délectation intellectuelle et de la douce émotion jusqu'à l'extase.

ALAIN CHEKROUN

 

Les communautés juives de la péninsule ibérique et d’Afrique du Nord forment l’ensemble des Séfarades. Depuis le Moyen-Age, les péripéties de l’Histoire ont amené ces juifs à se déplacer et durant leurs pérégrinations, ils ont véhiculé leur mode de vie avec leurs chants, leurs piyoutim (poèmes liturgiques).

 

Alain Chekroun, né à Constantine (Algérie) dans une famille où la tradition juive est très forte, chante cette liturgie Séfarade. Hazane (chantre) il donne solennité aux cérémonies religieuses, on lui reconnaît un talent d’exception.

Son parcours artistique est consacré à la mémoire et à la transmission sur fond de tolérance. Ces échanges inter-culturels contribuent au rapprochement des peuples par un respect et une meilleure connaissance de l’autre.

 

Sa voix, empreinte d'émotion, est soutenue par d'excellents musiciens évoluant dans la plus pure tradition orientale. Le répertoire offre une association fascinante : des mélodies du Malouf (musique classique constantinoise), des textes juifs traditionnels tirés de la Thora, des psaumes de David. Le registre, basé sur les cérémonies de la circoncision, du shabbat et des fêtes, conjugue Spiritualité, Émotion et Festivité.

Ils ont écrit :

 

Le juif ne conçoit sa vie que dans le chant. Dans toutes les circonstances, gaies ou tristes, dramatiques ou heureuses, il exprime ses sentiments à l'aide d'une mélodie. Le livre des Psaumes n'est-il pas un recueil de textes poétiques qui transportent l'âme du croyant au-delà de lui- même ? Les textes ont tous été écrits pour être accompagnés de musique spécifique. Si le texte de la prière juive est à peu près le même partout malgré la dispersion, la musique qui l'accompagne s'est imprégnée des influences locales et de la manière dont les concitoyens exprimaient dans leur langue et en fonction de leur foi, leurs joies et leurs peines, leurs bonheurs ou leurs révoltes. Les juifs du Constantinois installés sur cette terre depuis les lointaines origines de l'époque romaine et jusqu'au traumatisme de 1962, se sont eux aussi inspirés des mélodies andalouses. Ils l'ont fait selon le rythme et les modes du Malouf, cher à Maître Raymond Leyris, paix à son âme...

 

Ecoutez le piyout  - chant liturgique- admirablement interprété par Alain Chekroun : rahamekha rabim, "Ta miséricorde, Seigneur, est infinie ..." pour retrouver un mode spécifique et une inspiration liturgique qui nous émeuvent même aujourd'hui jusqu'aux larmes... Vous tous, auditeurs, écoutez-le dans le recueillement, le bonheur et le ravissement de l'âme.

Monsieur  René-Samuel Sirat - Grand Rabbin du Consistoire de France.

 

L’art de cantiler des textes sacrés juifs relève du don et de la connaissance. Savoir chanter dans la plus pure tradition séfarade, qui plus est, avec un talent apprécié depuis maintenant des décennies par les fidèles des synagogues………

Tribune Juive

 

Tout le monde a noté son ardeur et sa ferveur à proclamer des poèmes de joie, des psaumes, des prières chantées lors des cérémonies religieuses judaïques : mariage, bar-mitzva, circoncision… l’alliance était totale entre les chants hébraïques et la musique d’Afrique du Nord…Ce moment de joie a rapproché les hommes et les esprits.…

Vaucluse matin

 

C’est dans une synagogue bondée que l’ouverture de ce festival à été donnée par la voix vibrante et mélodieuse d’Alain Chekroun qui enchaîna des poèmes des synagogues du Maghreb……

La Provence

 

Dans les mélodies traditionnelles interprétées par Alain Chekroun, il y a sous les arabesques quelque chose de rond, d’enveloppé et captivant. Il s’agit en fait d’une musique populaire qui a été retravaillée d’une façon très professionnelle par des harmonies plaisantes… C’est mélodieux, subtil et vraiment beau dans la matière et la manière de le présenter……

Journal de Tel Aviv

 

Alain Chekroun et son ensemble rivalisent de finesse et de plaisir pour ajuster les mots, l’oud, le canoun, le violon, la flûte et les percussions… Une douceur pour tous ceux qui aiment les chants juifs classiques, la musique arabe classique et la paix en particulier….

Supplément Culture de Maariv (Israël)

 

 

Ethnique mais Authentique

 

Il s’agit d’une vraie musique ethnique, authentique et non pas d’une invention, mais une musique massorétique qui existe depuis fort longtemps et qu’on vient immortaliser devant nous… J’aime beaucoup la musique populaire dans laquelle on peut trouver une vraie signification, une agressivité retenue et une certaine rugosité, sans polissage – sans parler du niveau musical. En dehors de ça, le devoir de conserver la tradition est une vraie mitzva (commandement divin).…..

Maariv (Israël)


LIEU : Espace Julien-39 cours Julien 13006 Marseille

PAF : adh. 12 €/ non adh. 15 €

INFORMATIONS // RESERVATIONS

resa@centrefleg.com

Tel : 04 91 37 42 01

CONTACT

mail@centrefleg.com

Centre Edmond Fleg-4 impasse Dragon -13006 Marseille