Agenda culturel

Séminaire de Marc Alain Ouaknin « Les mystiques juives »

Activité régulière

SÉMINAIRE //

 

Le voyage des étincelles

 Une introduction à la méthodologie de la lecture des textes bibliques

Le séminaire « les mystique juives » est en lien avec l’ouvrage de référence de Gershom Sholem , « les grands courants de la mystique juive ».

Parce qu’on ne  peut pas a partir du moment où on étudie sérieusement une pensée ne pas être en lien avec des références, des livres, des commentaires des auteurs, des mystiques. La mystique répond à un certain moment de l’histoire répond à des questions. Ce que nous allons faire à partir d’une étude systématique de textes très précis.

On dit les mystiques juives et non pas la mystique juive. De la même façon qu’en philosophie ou en littérature, en mystique il y  a différents courants car une philosophie ou une mystique répond à une question sociale.

 

A un certain moment de l’histoire d’un groupe, il y a  une question qui se pose, qu’elle est soit philosophique ou sociologique. Par exemple, d’après Gershom Sholem, s’il y a eu ce qu’on a appelée la nouvelle mystique de Safed au 16e siècle, ce n’est pas par hasard, elle répondait au fait historique de  l’expulsion des juifs d’Espagne.

D’un point de vue historique, cette catastrophe était tellement énorme que les questions ont jailli : Que fait dieu ?, Où est Dieu ? comment dieu peut laisser passer ou laisse faire une telle catastrophe ? Et on a eu besoin d’inventer ou de formuler une histoire du retrait ou de l’absence de Dieu c’est la grande théorie du tsimtsoum (retrait de dieu) , qui va ensuite se retrouver dans toutes les mystiques ultérieures.


De la même façon aujourd’hui on ne pose pas les questions de la présence de Dieu, de la révélation, de la création et de la rédemption 60 ans après la shoah de la même façon que l’on ne les auraient posé si nous ne sommes pas une génération proche de cette catastrophe.


Au niveau de la pensée, on est attentif au monde qui nous entoure. Quand Aboulafia va créer sa pensée mystique au 13e,  il est dans un monde tout a fait particulier, quand les piétistes rhénans sont dans une manière d’être dans la relation à dieu, c’est  pas seulement eux c’est tout le contexte du moyen age,  il y a une façon de penser une façon d’être, la philosophie à ce moment là est scholastique.


Il faut faire attention a bien resituer philosophies et mystiques dans leur époque.
Le premier cours aura lieu sur le talmud concernant les 4 rabbins entrés dans le pardess, dans les 4 niveaux de signification et ce que je vais montrer c’est non seulement le sens de ce texte  amis aussi en quoi il est ancré dans une époque historique, sociologique philo extrêmement précise et mme si ce texte a une validité une intelligence  jusqu'à aujourd’hui, mais il faut garder une intelligence critique, une vigilance pour pouvoir les interpréter avec plus de profondeur et de subtilité.


Le programme du séminaire est large car il est sur plus de 2000 ans, il y a une histoire de la mystique, c’est à dire une histoire de cette manière d’être au monde mais d’entrer en relation avec le divin et de comprendre quelle est la particularité de cette relation.

La question de la mystique n’est pas seulement une question d’objet , je ne pose pas seulement la question de savoir qu’est ce que je vis comme objet, est ce que je pense à Dieu mais quelle est le sens de la conscience qui pense à dieu, si vous voulez il y a une différence entre le sujet de l’objet, en tant qu’objet de la méditation ou de la mystique  c’est la méditation du divin, ça c’est l’objet de la mystique mais le sujet.

 

c’est la conscience mystique, c'est-à-dire qu’est ce qu’il se passe dans la conscience d’un homme qui pense à dieu ou a la transformance du divin et qu’elle est la différence de cette conscience ou cette modalité de pensée par rapport à un objet du quotidien que je peux toucher, matérialiser C’est tout cela qui sera interrogé. C’est une étude sur texte et  chaque cours est autonome.

 

Les thèmes de l’année :

L’école de Provence : Rabbi Isaac l’aveugle et le livre du Bahir
Le Zohar, le livre de la Splendeur, Rabbi Chimone bar Yochaï et Moïse b. Chem-Tov de Leon,
Les hassidim Allemands : Le Séfer ha-Hassidim

La mystique extatique de Rabbi Abraham Aboulafia
La nouvelle Kabbale de Safed, Rabbi Isthaq Louria et son école
Mystique et philosophie : la synthèse spinoziste
Un mysticisme plus populaire, le hassidisme : Le baal Chem Tov et ses élèves

La kabbale aujourd’hui : Rav Ashlag, le rav Kook, le rabbi de Loubavitch.

Le 2e jeudi du mois // 20h

 

JEUDI 2 JUILLET 2009

> Le hassidisme

 

JEUDI 11 JUIN 2009

> La Kabbale et le soufisme

La Kabbale se rapproche du Soufisme dont l'origine est islamique.
les soufis n'atteignaient la Sagesse qu'après une vie de réflexion et d'ascétisme. Le Soufisme est centré sur la Révélation, sur le Coran (de même que la Kabbale est centré sur la Torah). Kabbalistes et Soufis suivent une voie mystique différente tout en ayant une vision identique de l'ensemble de l'Univers.
Soufis et Kabbalistes ont suivi un même chemin vers la connaissance qui ne peut se comprendre qu'à partir de l'expérimentation de soi-même.

 

>> dans le cadre de l'opération Dialogue interculturel

 

 

JEUDI 14 MAI 2009

> La nouvelle Kabbale de Safed, Rabbi Isthaq Louria et son école

 

JEUDI 19 MARS 2009

> La mystique extatique de Rabbi Abraham Aboulafia

 

JEUDI 12 FÉVRIER 2009

> Les hassidim Allemands : Le Séfer ha-Hassidim

 

JEUDI 15 JANVIER 2009

ATTENTION !! REPORTÉ AU JEUDI 22 JANVIER

> Séance sur  Le Zohar, le livre de la Splendeur, Rabbi Shimon Bar Yochai
Exposé sur Le Zohar par Charles Mopsik

Document sonore de 35 mn

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Le Sefer Ha Zohar (Livre de la Splendeur), aussi appelé Zohar, est un des ouvrages majeurs de la Kabbale. Rédigé en araméen. La paternité de l'ouvrage est discutée. Originellement attribué à Rabbi Shimon Bar Yochaï, Tana du IIe siècle, une autre école de pensée, considère qu'il fut rédigé par Moïse de León entre 1270 et 1280.

Le zohar, ou Livre de la Splendeur est un classique de la mystique juive, et le livre le plus achevé de la Kabbale. De ce commentaire de la Loi (qui suit le plan des cinq premiers livres de la Bible), notre volume présente des extraits choisis pour leur vivacité colorée dans la description de la vie spirituelle, pour leur acuité dans l'exégèse de l'Ecriture, pour le caractère multiple de la pensée sur l'âme, la vie de foi, l'amour humain et l'amour divin, la souffrance et la mort, l'exil et la rédemption... Gershom Scholem, dont la compétence en matière de mystique juive est mondialement reconnue, fait, dans l'introduction, le point de ce que l'on sait aujourd'hui de cette oeuvre majeure et de son auteur.

 

 

 

Le Zohar est constitué de deux grandes parties : L’une commente le Pentateuque, l’autre le Livre de Ruth, les Lamentations et le Cantique des cantiques.

 

 

Livre de Ruth
Ce volume commente le livre biblique de Ruth. Il est l’un des joyaux de la littérature cabalistique où les principales notions et les motifs les plus importants du Zohar se trouvent rassemblés.
Sans être réduite à une abstraction, la figure de Ruth se trouve élevée au niveau d’un signifiant essentiel : elle représente aussi bien l’âme humaine dans son périple terrestre et eschatologique que la dimension féminine du divin.

 

Cantique des cantiques
Si le Cantique des cantiques est considéré par la tradition juive comme le saint des saints parmi les ouvrages du canon sacré, Le Zohar sur le Cantique des cantiques est l’une des plus belles sections de l’ensemble du Zohar – peut-être la plus belle.

 

Lamentations
Le Zohar sur les Lamentations est non seulement la plus singulière d’entre toutes les sections du corpus zoharique, mais il n’est pas exagéré de dire qu’il en est la clé.

 

JEUDI 11 DÉCEMBRE 2008

 

> L’école de Provence : Rabbi Isaac l’aveugle et le livre du Bahir.

 

Dès le début du XIIeme en Provence siècle, des maîtres du talmud avaient abordé une connaissance ésotérique et secrète.

Abraham Ben Isaac, rabbin de Narbonne mort en 1171 avait reçu un enseignement de la bouche même de Juda Ben Barzilaï de Barcelone auteur d'un commentaire du sefer yetsira. Son petit-fils Isaac l'Aveugle (1165-1235) déclara plus tard que Abraham Ben Isaac et ses proches restèrent muets sur ce type d'enseignement. Cela n'empêcha pas la constitution d'une tradition dont est issue la Kabbale provençale.Les premières expressions cabalistiques étaient la conjugaison d'impulsions mystiques et d'un savoir authentique.

 

 

 

A la même époque étaient parvenus en Provence les éléments d'un traité exposant les thèmes essentiels de la reflexion mystique : le Sepher Bahir ou livre de la clarté.

L'importance du sepher Bahir, du sepher Yetsira, l'individualisme, l'originalité des talmudistes provençaux, l'influence sourde de certains aspects de la civilisation chrétienne (catholique et cathare) la philosophie gnostique allaient représenter le creuset d'une nouvelle pensée. Peu à peu se forme l'idée que les choses avaient un secret et que nul ne pouvait arriver à un semblant de verité sans une révélation apportant l'élément primordial, le chaînon manquant.

 

 

Le Bahir ou Livre de la clarté.

Cet ouvrage dont on ne connaît ni l’auteur ni la date de parution (sans doute la première partie du XIIe siècle en France) est le tout premier écrit appartenant à la littérature de la cabale. Composé à partir de sources orientales encore peu connues, il en développe cependant la plupart des grands thèmes : mystique des lettres, migration des âmes, système des sephirot, combinaisons de Noms divins, procédure de prières, méditations sur la création du monde et sur le mystère de la Mercabah (Char céleste). Il constitue à ce titre un complément précieux pour une bonne intelligence du Zohar. Les fragments pleins de secrets du Bahir abordent également la question du mal, et ce de manière si originale qu’un savant comme Gershom Scholem a pu dire que c’était un livre gnostique.

En fait, loin de croire en la réalité de deux principes souverains antagonistes, il considère que le mal autant que le bien sont l’œuvre de Dieu unique lui-même. Les pages les plus remarquables sont celles qui contiennent les énoncés sur le masculin et le féminin. Selon ce texte, le monde a été créé par leur union, et la rédemption des âges messianiques ne s’obtiendra que par elle.

Le Bahir apparaît comme un recueil peu ordonné d’explications de passages de la Bible, du Talmud ou de traditions populaires. Sous la forme habituelle du Midrach, des Maîtres répondent, le plus souvent avec bonhomie, aux disciples qui les harcèlent et leur reprochent même d’accroître l’obscurité quand on leur demande la lumière (alors qu’elle ne resplendira et ne sera supportable qu’au bout de « mille générations »).

Le Maître semble vouloir les orienter vers une perception polyphonique de l’ensemble des textes ou des signes qui offrent des images ternies de la structure des mondes. Elles bruissent comme des essaims d’abeilles et le sens n’est qu’une introduction à une audition contemplative et active, soutenue et canalisée par la prière, le respect littéral des rites compris dans leur signification profonde, l’observance des préceptes moraux et l’étude perpétuelle de la Loi.

Le Bahir, généreux en résonances, est consacré, pour une bonne part, à la traduction symbolique des Dix Paroles de la Création qui introduisent aux mystères des middot et des séphirot. S’il a la réputation d’être mal écrit son verjus ne manque pas de saveur. C’est un des classiques de la Kabbale et cette édition destinée à un large public de langue française mérite bon accueil..

Pour en savoir plus

 

 

JEUDI 13 NOVEMBRE 2008

 

 

> Maïmonide et les kabbalistes.

Le rabbin Moshe ben Maimon (hébreu: הרב משה בן מיימון, appelé Rambam ; en arabe, Moussa ibn Maimoun ibn Abdallah al-Kourtoubi al-Israili Moïse fils de Maïmon fils d'Abdallah (Ovadia) le cordouan juif; en grec: Moyses Maïmonides, et francisé en Moïse Maimonide), sera critiqué par les kabbalistes.

Maimonide dit le RAMBAM est une des plus grandes figures du Judaïsme médiéval. Théologien, philosophe et médecin, père de la médecine moderne, est sans doute la personnalité juive la plus connue du Moyen Age. Il fut également commentateur de la Mishna, légaliste, codificateur, et chef de sa communauté.

 

Né le 28 mars 1138 à Cordoue en Espagne, ville alors sous domination musulmane où les communautés vivaient en paix. Il reçut une vaste éducation philosophique et théologique.

 

En 1148, il fuit les persécutions d’Espagne, erre encore pendant une dizaine d’années, puis décide à 30 ans de s’embarquer pour la "terre d Israël".

Sa famille décida de se rendre en Egypte où Maimonide deviendra le médecin de Salah A Din (Saladin). Naggid, chef de la communauté juive d Egypte, il était un personnage respecté, on le consultait de tout le bassin méditerranéen, il était l’érudit incontournable, un véritable guide spirituel de son époque, il mourra le 13 décembre 1204 à Fostat (Egypte)

 

Excellant dans chacun des domaines qu'il exerça, il influença durablement le monde non-juif. Bien que ces travaux furent fortement contestés de son vivant, tant dans le domaine de la philosophie que de la loi et l'éthique juives, il fut reconnu après sa mort comme l'une des plus grandes figures de la pensée juive, de l'histoire du peuple juif et du judaïsme même.

 

Ses travaux sont actuellement considérés comme des classiques de la pensée et de l'étude juives. De nombreuses tendances du monde juif se sont revendiqués de son héritage, tant les pieux Juifs du Yémen, dont certains ne reconnaissent d'autre autorité que la sienne, que les partisans des Lumières juives, qui virent dans ses efforts pour concilier la foi et la raison, la tradition juive et la culture grecque.

LIEU : Centre Fleg

 

Paf : adh. 7€ // non adh. 12€

INFORMATIONS // RESERVATIONS

resa@centrefleg.com

Tel : 04 91 37 42 01

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