Dossier spécial

Les hôtels Bompard, Levant et Terminus du Port...

Groupe d'enfants juifs aux soins de l'OSE (Oeuvre de Secours Enfants aux.) au camp d'internement de Bompard.

Groupe d'enfants juifs réfugié au camp d'internement hôtel Bompard [Photographie #38481 Trois jeunes juifs réfugiés se tiennent dans la cour du camp de transit, l'hôtel Bompard à Marseille.

Margot Stein de l'OSE sert lla soupe à un groupe de femmes juives réfugiés au camp d'internement Bompard.

Margot Stein (et plus tard Samuel) est née en Allemagne et a été sauvée en France en 1933. Après avoir été elle-même internée à Gurs, elle a été libérée grâce aux efforts de l'OSE, Aide soignante et travailleuse sociale pour le USC

Margot Stein de l'OSE, travailleur social fait passer un examen médical à un enfant au camp d'internement de Bompard.

Groupe d'enfants juifs réfugié au camp d'internement hôtel Bompard.

 

 

Bompard, Levant et Terminus du Port étaient les trois hôtels situés à Marseille, qui servaient de camps de transit pour les femmes nées à l'étranger et leurs enfants des la fin du printemps 1940.

 

 

Plusieurs des résidentes étaient les femmes dont les maris étaient incarcérés au camp des Milles, le plus grand des camps de transit, situé à 40 kilomètres, au nord de Marseille.

 

Ceux qui étaient internés dans les hôtels et aux Milles étaient principalement les réfugiés juifs qui avaient pris des arrangements pour émigrer, mais qui n'avaient pas encore reçu les fonds et/ou les documents requis pour le faire. Les conditions dans les hôtels d'internement d'hôtel n'étaient jamais confortables et se sont largement détériorées avec la guerre.

 

 

 

 

A Bompard, 250 détenues vivaient dans 25 chambres d'un bâtiment ? (two-story building).

 

 

A l'hôtel du Levant, l'OSE [oeuvre de secours aux enfants] avait établi un centre d'hébergement pour enfants, environ 100 enfants partageaient l'espace avec 80 femmes.

 

 

L'hôtel Terminus du Port a logé près de 500 réfugiés. Les internés souffraient de malnutrition, du manque d’hygiène, de la vermine, du manque de vêtements, du manque de la chaleur, et l'électricité était limitée.

 

 

Bien que la vie dans les hôtels ait été difficile, les réfugiés vécurent sous un régime bien plus clément que ceux confinés dans les camps d'internement fermés.

 

 

En raison de leur nombre important, ils leurs étaient possible de quitter les hôtels dans la journée. Ils ont également reçu l'aide si nécessaire de plusieurs organisations humanitaires, dont la Croix-Rouge, le Comité américain (AFSC), le Comité unitaire de service USC, HICEM, et l'OSE.

Les résidents juifs des camps d'internement en hôtels à Marseille qui ne pouvaient émigrer ou prendre d'autres arrangements pour quitter le pays jusqu'en août 1942, ont été envoyés sur Les Milles.

 

 

 

Quelques semaines plus tard le premier convoi de déportation quittait le camp pour Auschwitz...