Bienvenue au Centre culturel juif de Marseille Edmond Fleg

Aujourd'hui le Mardi 09 février 2010

Vos prochains rendez-vous avec le Centre Fleg :


puce actu Mardi 16 février 2010 / 14H
"Le Club de l'Amitié"

"Le Club de l'Amitié" Coopération féminine Loto


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puce actu Dimanche 28 février 2010
Pourim 5770

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ÉDITORIAL


Nous espérons que vous avez apprécié le programme riche et varié que nous vous avions préparé pour cette rentrée. Nous nous retrouvons pour notre rendez vous annuel autour de la mémoire. Pour cela nous avons choisi d’aborder le thème de « Musique et Shoah ».  Association malheureuse, confusion des genres pourrait-on penser en premier lieu, tant ces deux termes semblent antinomiques.
Pourtant combien ont réussi à survivre grâce aux musiques qu'ils gardaient dans leur cœur, aux gestes inlassablement répétés de mélodies muettes jouées par des musiciens sans instruments, à ces œuvres composées comme défiant la mort, ou aux concerts donnés par les plus grands virtuoses alors emprisonnés à Terezin.
La musique en ces lieux, c’était préserver sa dignité malgré la barbarie, garder son humanité et atteindre l’harmonie ne serait-ce qu’un instant même fugace malgré l’horreur. La musique, c’est survivre, témoigner et transmettre l’émotion là ou les paroles sont impuissantes.
En fait,  c’est toute l’éthique du peuple juif qui est résumée par l’association de ces deux termes.

On s’étonne souvent, qu’à la différence d’autres peuples, nous n’ayons pas construit de pyramides, de somptueux palais ou autres tours de Babel. Non, nos plus grandes œuvres n’ont pas été bâties avec le sang et la sueur de milliers d’esclaves morts à la tâche. Nos plus grandes œuvres, sont des livres, des textes de loi. Ces mêmes lois qui ont été adoptées par la majorité des habitants de la planète. Cette humanité si prompte à nous critiquer et à nous détruire. Le dernier avatar en date est un dictateur iranien dont je préfère taire le nom.
Nous aurions pu comme les autres victimes en vouloir à la terre entière, poser des bombes ça et là, tant nous avions souffert. Nous avions une excuse toute trouvée et mainte fois avancée par d’autres pour excuser toutes les ignominies.
Non, les survivants ont préféré choisir une autre voie, et enseigner à leurs descendants une toute autre leçon. Car, pour paraphraser le Talmud, « le monde est suspendu aux lèvres des enfants qui vont à l’école ».
C’est pourquoi, nous évoquerons à travers des rencontres, des spectacles, des conférences et des expositions la vie et les œuvres de musiciens anonymes ou virtuoses. Nous partagerons avec vous quelques notes de musique pour nous souvenir et nous émouvoir de cette page d'histoire tragique mais porteuse d’espoir et nous imprégner de cette éthique qui aujourd'hui encore conduit notre vie.
Hagay SOBOL
Président