PRESSE

Aïd dans la cité - Décembre 2007

A MARSEILLE, L'AID ENTRE DANS LA CITÉ

Islam . Pendant une semaine, une association a transformé la fête du partage en « un événement extra-communautaire », alliant spectacles, musiques, débats, etc.

La fête de la famille et du partage, qui s’est tenue dimanche a rencontré du succès . Au programme : musique orientale et folklore provençal, défilé de mode, initiations sportives, tatouage au henné, animations sur les droits des enfants, etc. La grande fête a constitué le point d’orgue de « L’Aïd dans la cité, une fête à partager ».. De quoi ravir l’association organisatrice, l’Union des familles musulmanes (1) des Bouches-du-Rhône, qui souhaite que la fête de l’Aïd el-Kébir ne soit pas « réduite aux images sanguinolentes de moutons égorgés et fasse partie du paysage national au même titre que Noël ». « La communauté musulmane fait partie de la communauté nationale, donc leurs fêtes sont aussi celles de l’ensemble de la communauté française », ne cesse de répéter Nassera Benmarnia, responsable de l’association.

L’initiative est née d’une longue réflexion et d’un constat. Depuis dix ans, l’association participe à l’organisation de l’Aïd. Année après année, les responsables constataient que les clichés négatifs collaient à cette fête, l’une des plus importantes de la religion musulmane. Seuls le sacrifice de l’agneau et le prêche religieux semblaient la symboliser aux yeux des non-musulmans. Or, rappelle l’association, si le sacrifice commémorant celui que fit Abraham est un élément central de l’Aïd, il s’agit d’abord et avant tout de la fête du partage. Dans l’agneau sacrifié, il y a ainsi trois parts : celle de la famille, sa propre part et celle pour les démunis. Quant à l’aspect religieux, il n’est pas question de le nier mais de le relativiser : moins d’un musulman sur dix va à la mosquée avant le sacrifice. D’où l’idée d’un rendez-vous festif et culturel, d’un « événement extracommunautaire » montrant « que les musulmans sont des gens normaux ».

(1) L’UFM est la seule association musulmane laïque agréée par l’Union nationale des associations familiales (UNAF).

L'Humanité - Christophe Deroubaix - décembre 2007

MARSEILLE : FESTIVAL L'AID DANS LA CITÉ A LA CÔTE

Ce festival, dont la 4e édition débute vendredi, confirme sa montée en puissance avec un grand concert

Lancé il y a quatre ans par l'Union des familles musulmanes (UFM 13) des Bouches-du-Rhône afin de faire partager la grande fête de l'Aïd, ce festival  recueille des soutiens aussi divers que ceux des consulats des Etats-Unis et d'Indonésie, de dizaines de centres sociaux et d'associations de quartiers de Marseille ou du Centre culturel juif Fleg.

"On a un grand nombre de partenaires qui n'ont rien à voir de près ou de loin avec le monde musulman. Le succès, c'est l'adhésion de la population et la  mixité de notre public", estime Nassera Benmarnia, la principale organisatrice. Vendredi soir, sera organisé un grand concert d'ouverture aux rythmes rap, funky et orientaux. Le festival proposera aussi un cycle cinéma et un débat très attendu sur "Religions, identité nationale et diversité".

Le film d'Abdellatif Kechiche présenté en avant-première

En 2006, environ 20.000 personnes de tous horizons ont fréquenté le festival, soit lors de la grande fête de l'Aïd, soit lors des expositions, séances de cinéma et thés dansants. Ils étaient 12.000 en 2005, selon les organisateurs. Cette année, le thème de la diversité prend une résonance particulière alors que le président Nicolas Sarkozy a créé un ministère de l'Immigration et de l'identité nationale.

"On fait toujours référence à nos origines de manière négative. Mais dans les cités, chez les gens issus de l'immigration, il n'y a pas que des jeunes qui brûlent des bus. Il y a beaucoup de talents, des dynamiques. La diversité enrichit le patrimoine culturel français", souligne Mme Benmarnia. Le film d'Abdellatif Khechiche, "La graine et le mulet", présenté en  avant-première, en sera une illustration. Son interprète Hafsia Herzi, française d'origine algéro-tunisienne, a remporté le prix Mastroianni de la meilleure révélation au festival de Venise 2007.

France 2

L'AID DANS LA CITÉ, UN FESTIVAL QUI MONTE, QUI MONTE À MARSEILLE

MARSEILLE - Le festival "L'Aïd dans la cité" dont la 4e édition débute vendredi à Marseille (France) confirme sa montée en puissance avec un grand concert d'ouverture aux rythmes rap, funky et orientaux, un cycle cinéma et un débat très attendu sur Religions, identité nationale et diversité.

Lancé il y a quatre ans par l'Union des familles musulmanes des Bouches-du-Rhône (sud) afin de faire partager la grande fête de l'Aïd, ce festival recueille des soutiens aussi divers que ceux des consulats des Etats-Unis et d'Indonésie, de dizaines de centres sociaux et d'associations de quartiers de Marseille ou du Centre culturel juif Fleg.

"On a un grand nombre de partenaires qui n'ont rien à voir de près ni de loin avec le monde musulman. Le succès, c'est l'adhésion de la population et la mixité de notre public", estime Nassera Benmarnia, la principale organisatrice. En 2006, environ 20.000 personnes de tous horizons ont fréquenté le festival, lors de la grande fête de l'Aïd et lors des expositions, séances de cinéma et thés dansants. Ils étaient 12.000 en 2005, selon les organisateurs.

Cette année, le thème de la diversité prend une résonance particulière alors que le président Nicolas Sarkozy a créé un ministère de l'Immigration et de l'identité nationale. "On fait toujours référence à nos origines de manière négative. Mais dans les cités, chez les gens issus de l'immigration, il n'y a pas que des jeunes qui brûlent des bus. Il y a beaucoup de talents, des dynamiques. La diversité enrichit le patrimoine culturel français", souligne Mme Benmarnia.

Le film d'Abdellatif Khechiche, La graine et le mulet, présenté en avant-première, en sera une illustration. Son interprète Hafsia Herzi, Française d'origine algéro-tunisienne, a remporté le prix d'interprétation féminine à la Mostra de Venise 2007. Toujours côté cinéma, une soirée africaine sera proposée le 13 décembre avec notamment un documentaire sur les femmes sénégalaises et leur vision de l'islam.

Le débat sur Religions, identité nationale et diversité réunira le 8 décembre l'islamologue Ghaleb Bencheikh, le psychanalyste Fethi Banslama et la chercheuse du CNRS Emmanuelle Santelli.

Le programme propose exposition et ateliers sur la calligraphie, un grand concert avec le rappeur marseillais Lorenzo la Rafale, la star du raï Reda Taliani ou le groupe 113, récemment couronné d'une victoire de la musique (08/12), ainsi qu'un spectacle de théâtre autour du Prophète de Khalil Gibran (15/12).

Le 16 décembre, la "fête de la famille et du partage" se tiendra au Dock des Suds, parrainée par Kenza Farah, un jeune Marseillais disque d'or et de platine. L'Aïd el-Kebir ou Aïd al-Adha, l'une des plus importantes fêtes musulmanes, commémore le sacrifice d'Abraham.  .

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L'AID-EL-KÉBIR, ENTRE MÉMOIRE ET FIESTA

“Réconcilier le peuple de Marseille autour de cette fête”

L’Aid-el-Kébir, qui sera célébré cette année, hasard du calendrier lunaire, le 31 janvier 2006 ou le 1er janvier 2007 se déroule à la fin du pèlerinage à La Mecque. Cette fête commémore le sacrifice d’Abraham auquel Dieu demanda de sacrifier son fils Ismaël. Au moment d’exécuter son geste, Dieu intervint et lui ordonna de sacrifier à la place un bélier.  Des concerts, des expositions, des conférences, des projections de films et une grande fête populaire : pour la troisième année consécutive, l’Union des familles musulmanes entend montrer de façon festive, avec “L’Aïd dans la cité : une fête à partager” que l’Aïd-el-Kébir ne se limite pas à des clichés, comme l’égorgement de milliers de moutons ou les foules de fidèles en prière. “L’objectif, c’est de réconcilier le peuple de Marseille” autour d’un événement commun aux trois grandes religions monothéistes , résume Nassera ben Marnia, directrice de l’Union des familles musulmanes des Bouches-du-Rhône.

La notion d’identité

Il s’agit aussi, à travers le thème choisi cette année comme fil conducteur, “La mémoire et les jeunes”, de réfléchir sur la notion d’identité pour les jeunes générations. “Certains jeunes se disent d’origine musulmane et même d’origine immigrée”, s’agace Nassera ben Marnia. “J’ai envie de leur dire : ‘Vous êtes français, arrêtez de vous considérer comme des sous-citoyens.’

Métrofrance.com - Julien Dukmedjian, à Marseille